Trélissac / OM

Trélissac, équipe de CFA 2, souhaitait être à la hauteur pour ce 32ème de finale de la Coupe de France, joué le 10 janvier à domicile contre l’Olympique de Marseille. Ce match historique s’est joué devant plus de 10 000 spectateurs (à guichets fermés) présents au stade Francis-Rongiéras, malgré les -5° affiché au mercure. Le petit poucet n’a pas fait tomber l’Ogre Marseillais venu en grande équipe. Vu des tribunes, après une première mi-temps craintive les Trélissacois prudents étaient menés 1à 0 à la pause. En deuxième mi-temps des Périgourdins plus offensifs, quitte à prendre peut-être plus de buts, auraient pu inquiéter sérieusement une équipe de l’OM moins concentrée à la tâche. Au final, ils s’inclinent 2 à 0 sur deux buts un peu casquettes. Bref, on peut toujours refaire le match. Disons, que la hiérarchie a été respectée sans que Trélissac ne prenne une lourde ardoise.

 

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Ce fût une très grosse organisation à mettre en place, explique Bernard BESSON cheminot ancien chef de service du Fret à Périgueux, à la retraite depuis 2006, mais présent au club depuis 1990. Il est depuis 1998, le secrétaire du club, représentant la FFF. C’est lui qui a fait le lien pour tout. Dès le tirage au sort, j’ai subi la pression avec un déluge de coups de téléphone et un énorme cahier des charges à respecter, avec comme point rouge la sécurité en lettres majuscules. Et pourtant, les supporters marseillais étaient moins de 500. S’ils ont fait du bruit comme 5000 dès leur arrivée et sans s’arrêter jusqu’à la fin du match, ils ont fait preuve d’une grande courtoisie. On en a fait tout un plat avant et ils ont été charmants, très humbles et gentils. Tout c’est très bien passé. A part un jeune qui a traversé le terrain en tenue d’Adam (malgré le froid à pierre fendre), il n’y a eu aucun incident notoire et cela aussi grâce à notre centaine de bénévoles. Ils se sont vraiment investis à tous les niveaux ! » Parmi eux il y avait quatre autres cheminots licenciés au club. Didier DELMAS, Technicien du matériel au Technicentre de Périgueux présent, au club depuis 1994 est l’intendant aux petits soins des joueurs de l’équipe première. Toujours au cœur de l’action, il épaule l’entraîneur Bruno STECK et son adjoint Régis VERGNE. « Pour moi tout a commencé dès la qualification. J’ai tout de suite pensé à Marseille. Je l’ai pensé si fort que c’est arrivé. Il a fallu beaucoup faire pour éviter la pression aux joueurs. Du jour au lendemain on a vu débarquer les caméras de télévision, toute la presse écrite et parlée. Le matin du match, il faisait tellement froid que le bus ne démarrait pas. Mais que la fête fût belle, malgré la défaite. Maintenant il faut revenir au championnat et jouer la montée. » Jacky CALBOU, gestionnaire de l’Infra à l’UP de Chamiers est un tout jeune retraité. Il est au club depuis 2004. Ancien joueur au talent reconnu, il est l’intendant de l’équipe réserve du TFC. Pour ce match, il s’est occupé des personnes handicapées : les recevoir, les placer et répondre à leurs attentes. « Ce fût un match très intéressant à regarder, malgré le gros fossé séparant les deux équipes sur le plan technique et physique. Les pros sont vraiment impressionnants : DIAWARA, BRANDAO, MANDADA, quels gabarits ! et la qualité de jeu des VALBUENA, BEN ARFA, sans parler de MORIENTES au palmarès impressionnant. Tout ce beau monde chez nous à Périgueux, c’était magique ! » Daniel FAURE, Technicien d’études, dessinateur au Technicentre de Périgueux, mais aussi Président de la commission Foot éducatif au District de la Dordogne, était affecté au contrôle de la billetterie en tribune. Eric LACOUR, Technicien du matériel au Technicentre de Périgueux, est aussi arbitre et membre du Comité Directeur au District de la Dordogne était chargé de la sécurité pour l’arrivée des joueurs puis des tribunes. Bernard Besson à qui l’équipe dirigeante de l’OM a offert un maillot, conclue : « On a été félicité par la FFF pour notre organisation, très étonnée de voir un petit club amateur faire preuve de tant de professionnalisme. Même Didier Deschamps a vanté la qualité de la pelouse, digne d’une league 1 a-t-il dit. Elle avait été bâchée au préalable depuis plusieurs jours pour la protéger du gel et de la neige. » Cette rencontre historique, restera un très beau souvenir pour le TFC et tous les Périgourdins. Texte et photo Bernard Chubilleau

 

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